14 juillet 1923 : La gloire de Pelissier

La carrière de Henri Pélissier à connu des moments de gloire mais fût aussi freinée par la grande guerre. Ce coureur au caractère affirmé s'est souvent attiré les foudres de nombreux organisateurs et choisissait méticuleusement les courses auxquelles il participait. Il a longtemps considéré le tour de France comme une course peu importante jusqu'en 1923 année durant laquelle il se rendit compte qu'il lui fallait quand même gagner le Tour pour gagner à jamais la reconnaissance. Il décide avec son frère Francis compagnon de toujours, de se préparer spécifiquement. Aidé par son frère ainsi qu'un jeune Italien nommé Ottavio Bottecchia, Henri remportera le Tour de France notamment grace à une victoire le 14 juillet entre Briançon et Genève durant laquelle il scella son succès et ainsi son entrée dans la gloire.

Henri assistera sept ans plus tard au succès le 14 juillet de son petit frère Charles.

14 juillet 1953, une victoire à la Robic

Difficile de ne pas parler de Jean Robic tant ce coureur à marqué l'histoire du Tour de France. La mémoire à gardé l'image d'un coureur atypique, souvent peu habile et parfois fou tant il agissait de façon souvent inconsidérée. Mais quel coureur que Robic vainqueur du premier tour de France de l'après guerre en 1947 sans jamais porter la tunique jaune et dont les faits de carrière souvent peu à son honneur n'ont jamais entaché sa popularité auprés des français.

Six ans plus tard en 1953, la situation est moins glorieuse au début du tour. En effet les directeurs de l'équipe de France ne font pas confiance à ce coureur considéré comme irrégulier et individualiste. Il prend donc le départ avec l'équipe de l'Ouest et est auteur d'un début de Tour plus que correct qui lui permet d'aborder l'étape montagneuse du 14 juillet entre Cauterets et Luchon en bonne position. Robic part très tôt avec son équipier Le Calvez pour un pari "a la Robic" c'est à dire insensé d'autant qu'il reste le Tourmalet, l'Aspin et Peyresourde à franchir. Et pourtant il franchira toutes les difficultés en tête et remportera l'étape avec plus d'une minute sur son poursuivant qui lui permettra d'endosser son premier maillot jaune qu'il portera en course. Il s'agit là du dernier moment de gloire de l'Ardennais qui ne terminera pas le tour et quittera le cyclisme quatre ans plus tard après une ultime chute comme si c'était écrit.

Ouestfrance.fr

14 juillet 1957, une fête gachée

La victoire du breton Jean Bourlès à Aix les Thermes aurait certainement donné lieu à des célébrations empreinte de grandes joies si la course n'avait été endeuillée par le décés tragique du célébre journaliste sportif Alex Virot et du chauffeur de sa moto suiveuse. Virot couvrait le tour de France depuis prés de trente ans. Jean Bourlès ne remporta plus jamais d'étape dans le tour.

14 juillet 1969, Delisle en bleu blanc rouge

Très bon coureur qui sera réputé plus tard pour ses qualités de puncheur redoutable, Raymond Delisle champion de France cette année là, débute le Tour 1969 avec un statut d'équipier de Roger Pingeon. S'acquitant durant la majeure partie de l'épreuve de ce rôle à merveille, il obtient l'autorisation de son leader de partir en echappée dans l'étape montagneuse de Luchon qu'il remportera. Il est le premier et le seul à ce jour vainqueur français du 14 juillet avec le maillot de champion de France.

14 juillet 1970, La révélation Thévenet

Au début de ce tour 1970, le jeune Bernard Thevenet 21 ans choisi de dernière minute par son directeur sportif aurait du en théorie se satisfaire du rôle d'équipier de Roger Pingeon qui abandonna néanmoins au bout d'une semaine. Cet abandon laissa carte blanche aux coureurs de l'équipe. Le jeune coureur qui doute et ne sait encore si il fera carrière dans le cyclisme s'echappe lors de l'étape de la Mongie et l'emporte en démontrant de belles prédisposition qui lui donneront la volonté de continuer dans le cyclisme avec grande réussite puisqu'il remportera deux grandes boucles.

Thévenet s'imposera à nouveau un 14 juillet en 1975 pour une victoire à Serre-Chevalier qui scellera son premier tour de France et la fin de la domination de Merckx

linternaute.com

14 juillet 1989, Barteau deux-cents ans après

Ce fameux 14 juillet 1989, rien ne laissait imaginer que Vincent Barteau alors équipier modele de Laurent Fignon et dont le principal fait d'arme fût de porter vaillamment pendant douze jours le maillot jaune en 1984, puisse tenir tête au peloton pendant vingt kilomètres pour remporter l'étape du bicentenaire de la révolution française. Et pourtant c'est ce que réalisa ce cycliste qui ne s'attendait pas vraiment à la gigantesque portée médiatique de sa victoire qui reste encore aujourd'hui saluée comme il se doit. Une sorte de récompense pour cet équipier longtemps abonné à un rôle ingrât. Barteau a sa place au soleil maintenant.

14 juillet 1995, le jour ou Jaja fait vaciller le roi Miguel

Auteur d'un début de tour plus qu'intéréssant qui l'a vu porter le maillot jaune pendant deux jours, Laurent Jalabert jusqu'alors réputé pour ses qualités de sprinteur n'en fini pas de surprendre les suiveurs de par son caractère très offensif et sa faculté à limiter les dégats en contre la montre et surtout en montagne. Il aborde l'étape de Mende en 6e position au classement général et avec l'ambition de faire le spectacle. La stratégie consiste pour Jalabert à s'echapper avec plusieurs équipiers ce qu'il fait à 200 kilomètres de l'arrivée accompagné de Melchor Mauri alors présent lui aussi dans le top 10 du tour. Pendant toute l'étape, Mauri et quelques équipiers de Jaja vont tenir à distance le peloton mené à vive allure par les Banesto de Indurain et permettre à Jalabert de remporter l'étape dans les hauteurs de Mende avec 5 min d'avance sur Indurain et ainsi de se replacer à la 3e place du général. Fort de ce succès retentissant et dans la forme de sa vie, Jalabert terminera 4e du tour avec le maillot vert.

Jalabert s'imposera à nouveau six ans plus tard un 14 juillet 2001 à Colmar.

14 juillet 1997, Laurent Brochard l'équipier récompensé

1997 fût la grande année des Festina, Omniprésente durant le tour, l'équipe démontre un collectif impressionnant portée par Richard Virenque son leader charismatique au sommet de son art. Lors de l'étape qui mène de Pau à Loudenvielle, Laurent Brochard s'echappe au pied du Tourmalet avec Pascal Hervé son équipier notamment, il s'isole très vite en tête et laisse les principaux leader s'expliquer à distance. Repris dans la descente par un groupe composé de Virenque, Pantani et Ullrich, le français à la queue de cheval profitant du marquage des principaux favoris place un demarrage à quelque kilomètres de l'arrivée et s'impose.

Quelque mois plus tard, Brochard confirmera de façon éclatante en remportant le titre mondial.

14 juillet 2004, la dernière de Richard coeur de lion

En 2004, Richard Virenque est un coureur de 35 ans qui dispute sa dernière saison professionnelle. Il n'à plus d'ambitions pour le général et ses objectifs sont ciblés. Il joue maintenant les victoires d'étapes et un 7e maillot à poids qui serait synonyme de record pour le varois.

Il décide dans le cadre de cet objectif de partir en solitaire lors de l'étape du 14 juillet qui rallie Limoges à Saint-Flour. Cette étape présente en outre l'intérêt d'être pourvue de nombreux cols qui assureratit quasiment Virenque du maillot à poids à Paris. Il réalise son dernier grand exploit individuel et s'impose devant la foule le 14 juillet. Une foule qui lui à jadis tout pardonné et qui à continué à supporter ce coureur charismatique et attachant.