D’où te viens cette passion pour le cyclisme, et le vélo en général ?

Quand j’étais petit, je passais mes vacances en Bretagne pendant un ou deux mois. On avait des vélos, et on suivait le Tour de France avec mes cousins et mon frère. On prenait chacun un coureur auquel on s’identifiait. Moi j’étais Joop Zoetemelk (Vainqueur du Tour de France 1980). J’ai eu l’occasion de le croiser à une présentation du Tour il y a 5,6 ans, j’étais très content de pouvoir le voir, 30 ans après !

Quel est le premier souvenir que tu as gardé concernant le Tour de France ?

C’est Eddy Merckx qui gagne le Tour. A l’époque il gagnait tout le temps, avec Poulidor toujours derrière. Du coup à l’époque c’était mon cousin qui était Merckx puisque lui aussi gagnait à chaque fois.

 

Qu’est-ce qui t’as la plus marqué dans ta vie autour du cyclisme ?

C’est un truc con mais une fois j’ai eu l’occasion de faire une étape avec la caravane du Tour. J’étais dans le camion Aquarel, et on avait le karcher pour arroser les gens. C’était une étape dans les Alpes donc en montée en plus. Tu peux arroser partout, et ce qu’il y a de bien c’est que tu peux donc arroser tout le monde, et notamment les flics présents à chaque carrefour ! Au sein de la caravane c’est vraiment là que tu ressens le mieux toute l’ambiance, la ferveur qu’il y a autour du Tour, c’est incroyable. Ca reste un souvenir vraiment fort.

Qu’est-ce qui t’as poussé à composer des chansons sur Laurent Jalabert et Marco Pantani ?

Concernant Jalabert j’étais fan, et on était en train d’enregistrer un album en 1991 ou 1992. C’était au moment où il avait chuté à Armentières. Etant fan de lui, de sa carrière, j’ai composé une chanson. Je n’osais pas trop le faire au début, je me disais que ça n’allait intéresser personne puisqu’à part les fans de vélo, peu de monde le connaissait. Et puis un jour on était en studio pour enregistrer des maquettes, et dans le même temps il a remporté les championnats du monde du contre-la-montre (1997). Je me suis dit que c’était un signe qu’il gagne le même jour,  et je me suis décidé à la garder.

Pour Pantani j’ai été marqué par le personnage, par son histoire. C’était un champion hors norme, l’un des derniers à avoir cette façon de courir spectaculaire. Depuis, on ne court plus du tout comme lui le faisait.

Quel est ton ressenti vis-à-vis du cyclisme moderne devenu cadenassé ?

C’est dommage évidemment. Ils courent en regardant constamment leurs compteurs, ils ne regardent même plus le reste… Après je suis quand même hyper content de regarder le Tour tous les ans parce qu’il s’y passe toujours des choses. On n’est pas à l’abri d’un accident, d’une chute, d’un jour sans... Ce ne sont pas encore totalement des machines heureusement !

 

Est-ce que tu suis d’autres épreuves que le Tour de France ?

Je regarde un petit peu mais je n’ai pas trop le temps puisque ça ne passe pas trop à la télévision, ou alors il faut s’abonner à Eurosport et compagnie, et vu que je ne regarde pas trop la télévision en général, je ne vais pas prendre un abonnement. Je regarde vaguement les résultats dans les journaux mais c’est vraiment le Tour que je suis avec assiduité.

 

Qu’est-ce que tu penses  de la nouvelle génération française qui monte ces dernières années ?

On espère ! D’ailleurs, l’année dernière on a tellement rêvé à une victoire finale qu’on en a été déçu. J’espère que cette année avec Alaphilippe ou Pinot on va avoir une chance. Pendant des années on y croyait même plus, personne n’était en capacité de gagner le Tour, à part Jalabert il y a déjà un petit moment ! Il y a eu un gros passage à vide mais l’espoir renaît.

 

Personnellement, est-ce que tu pratiques encore beaucoup le vélo?

Oui, je n’en fais pas énormément avec les concerts, la musique… En plus quand je travaillais avant, je n’avais pas forcément le temps. Quand j’étais à Paris je me prenais toujours un vélo pour me déplacer, et même à Sète j’en fais un peu plus maintenant. Je me suis racheté un VTT il y a un an puisqu’il y a beaucoup de marées, de chemins dans cette région, c’est donc plus agréable.