Le match n'aura pas été d'une folie extrême mais l'essentiel est là pour le club niçois. Le suspens aura été présent jusqu'au bout du côté du stade François Coty d'Ajaccio. Et la belle histoire de l'OGC Nice s'est achevé aux alentours de 22h50 lorsque les joueurs ont appris le match entre le LOSC et l'ASSE qu'ils espéraient. Cette équipe qui était encore 17ème après dix journées de championnat et qui s'était réveillé en battant l'Olympique Lyonnais (3-1) dans leur stade du Ray, finit finalement cette saison à la 4ème place,derrière le PSG, l'OM et l'OL, synonyme de barrage pour l'Europa League. C'est un rêve qui devient réalité pour le club, pour les joueurs et pour les supporters du Gym.

 

Un début de match terne

 

Et pourtant tout n'avait pas bien commencé dimanche soir. Le début du match a été très ennuyant, les passes étaient ratées, les contrôles aussi, rien ne réussissait aux deux équipes qui n'arrivaient à mettre en place leur jeu. Pour preuve, la première frappe du match est signée Delort contrée par Civelli (10'), ce dernier remet ça mais cette fois le ballon finit dans les bras d'Ospina (17'). Pendant la première demi-heure, les Niçois sont apparus stressés, ils semblaient avoir du mal à gérer cette pression. Et ils ont d'ailleurs bien failli prendre un but sur une tête puissante de Zubar qui finit miraculeusement dans les bras d'Ospina (31'). Il ne se passera rien d'autre dans cette mi-temps à part le carton jaune pour Belghazouani pour un tirage de maillot sur Jérémy Pied (35'). Sur le banc niçois la crainte était forte lorsque Bauthéac est resté au sol après un contact lors d'un duel aérien avec André, finalement sans conséquence (43'). A la fin de la première mi-temps rien ne va pour Nice, qui n'arrive pas à se créer d'occasions mais qui voit en plus le LOSC mener au score face à Saint-Etienne.

 

Les Niçois peuvent remercier Cvitanich

 

On aurait pu espérer un duel Mutu – Cvitanich avant d'apprendre l'absence du roumain, finalement c'est Delort qui joue en pointe, et on sent que l'absence de Mutu pèse au sein de l'attaque ajaccienne en ce début de seconde mi-temps. C'est tout le contraire pour les Aiglons qui vont s'en remettre une nouvelle fois à Dario Cvitanich qui profite d'une mauvaise passe de l'arrière gauche Saad pour son gardien pour aller marquer son 19ème but en Ligue 1 cette saison afin d'ouvrir le score pour les Aiglons (50'). Derrière les joueurs niçois poussent pour en marquer un second, ils pensent d'ailleurs réussir avant qu'Ochoa ne sorte un magnifique arrêt réflexe sur une frappe de Bauthéac après un centre tendu d'Abriel (56'). Quelques minutes après, ils apprennent l'égalisation de l'ASSE et l'espoir renait avec, en plus, de bons arrêts d'Ospina sur un corner de Cavalli (61'), sur un centre de Belghazouani (66') et sur une splendide frappe de Diarra (73'). Et le second but tant espéré arrive finalement après un centre de Kolodziejczak à ras de terre que reprend du gauche Eric Bauthéac avec de la réussite puisque le ballon passe entre les jambes d'Ochoa (77'). La fin du match sera tranquille entre les Ajacciens et les Niçois pour au final une belle victoire 2-0 des Aiglons qui exultent après le coup de sifflet final en apprenant la bonne nouvelle.

 

Bonnes vacances et à la saison prochaine

 

Si Nice s'est qualifié brillamment pour l'Europa League, Ajaccio s'est également maintenu officiellement en Ligue 1 au bout de cette 38ème journée même avec cette défaite. L'équipe ajaccienne finit ce championnat à la 17ème position et donc premier non-relégable. Il s'agit ici d'une moindre satisfaction pour ce club qui aura eu du mal cette saison mais qui arrive à se maintenir avec uniquement 40 points. Au bout du suspens, l'AC Ajaccio évoluera bien toujours en Ligue 1 la saison prochaine avec sûrement plus d'ambition que cette saison. Pour les niçois on les retrouvera plus vite que les autres pour leur barrage d'Europa League pendant le mois d'Aout. D'ici là les joueurs seront en vacances, et certains changeront certainement d'air pendant le mercato.